Je t'écris cette lettre pleine de solitude,
L'âme en peine comme d'habitude depuis que tu es parti. Depuis que tu es plus la c'est plus la même, j'ai perdu mon roi et d'un coup mon royaume tout entier s'est vidé. Mon visage aussi s'est ridé, mon coeur lui s'est bridé, un truc en moi ce matin la s'est brisé et même si je réponds '' ça va merci '' j'ai dans la bouche comme un mauvais goût d'inertie. J'essaie de le masquer mais c'est dur, j'te jure ouais putain c'est dur, j'ai l'impression qu'il y a plus rien, j'ai peur en fait, plus tes yeux me regardent plus, il se passe plus rien. J'épure, même trop j'le sais, ouais et ça je le vis mal. J'enchaîne les merdes et t'es plus l'a au final. Il me reste quoi à moi hein ?
A part des souvenirs, des tonnes de photos usées et puis ton sourire trop longtemps figé. J'peux plus ou plus pareil alors chaque jour j'me tue même un peu plus que la veille, je tue le temps parfois mal et de là haut tu le sens je le sais, mais tu me manques bébé tu me manques.
Toi et moi on a tout fait, toujours prêt à me donner ton oxygène dans les moments où tu sentais que j'étouffais
t'étais prêt a tué si on me touchait, prêt a décroché la lune même si je la voulais. On a grandi ensemble, construis ensemble, traverser les pires moments, vieillir ensemble c'est ce qu'on voulait. Même si on était plus ensemble on s'en foutais, c'est ce qu'on vivait. Tu t'rappelles nos fous rires, nos premiers instants, ton sourire, les moments de silence qui voulait tout dire. On pouvait se nourrir l'un de l'autre ouais, tellement j'étais toi t'étais moi et ça nos proches en était témoins. T'étais ma vie mon coeur et mon sang, t'étais mes tripes, mon moteur et mon sens a tout ça. Alors, puis je tue le temps, parfois mal et de là haut tu le sens, j'le sais mais, bébé tu me manques.
Qu'est-ce que je peux dire de plus, c'est un gouffre que t'as laissé.



